BEHAR [Mardochée, Victoria, Isidore, Albert, Léa] [NR]

Victoria, Mardochée et ? BEHAR collection particulière
Victoria, Mardochée et ? BEHAR collection particulière
A gauche Victoria BEHAR, 3ème et 4ème à droite : Mardoché et Léa BEHAR [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
A gauche Victoria BEHAR, 3ème et 4ème à droite : Mardochée et Léa BEHAR [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Mardochée dit Marcel BEHAR est né le 18 mai 1889 à Jérusalem [Père : Nissim BEHAR et Mère : Léa ELIEZER] et est marié avec Victoria FUENTES née le 15 décembre 1897 à Constantinople (Turquie) [Père : Nissim FUENTES et Mère : Léa YANNI]. Le couple a trois enfants : Isidore né le 01 juillet 1920 à Marseille (il sera reconnu lors du mariage de Mardochée et Victoria le 03 avril 1924 à Paris (11ème arrondissement), Albert le 30 septembre 1922 à Maubeuge et Léa née le 01 juillet 1927 à Maubeuge.

Acte de naissance d'Isidore BEHAR [Archives Municipales de Marseille]
Acte de naissance d’Isidore BEHAR [Archives Municipales de Marseille]
 Acte de naissance de Léa BEHAR [Archives Municipales de Marseille]
Acte de naissance de Léa BEHAR [Archives Municipales de Marseille]

Mardochée BEHAR et son épouse ont été naturalisés français (dossier n°34402X36) par décret du 01 octobre 1937 alors qu’ils étaient domiciliés à Maubeuge 52, rue de l’Esplanade.

[DAVCC 21 P 422 822]
[DAVCC 21 P 422 822]

La famille BEHAR est réfugiée du Nord de la France (source : « Mémorial des Victimes de la Persécution Allemande en Loire-Inférieure 1940-1945 » – Jean-Pierre SAUVAGE et Xavier TROCHU – Archives Municipales de Nantes) de Maubeuge en 1940 et se rend à Mers-les-Bains (Somme) au 13, rue Nationale.

La famille a une relation particulière avec Le Pouliguen puisqu’elle y avait déjà séjourné déjà avant-guerre pour des raisons médicales liées à Victoria . La famille n’est pas recensée en Loire-Inférieure.

Mardochée BEHAR est arrêté le 04 janvier 1944 avec son épouse Victoria et leur fille Léa. Les circonstances de l’arrestation sont racontées dans 3 témoignages recueillis en 1962 par des gendarmes auprès d’Etienne CHANTRELLE, ancien maire de Mers-les-Bains, de Suzanne POUILLY, employée de mairie et Berthe BEHAR, commerçante.

Elle est emmenée sur Abbeville puis transférée au camp de Drancy le 06 janvier 1944.

Fiches du camp de Drancy [Archives Nationales F9/]

La famille BEHAR sera déportée par le convoi numéro 66 au départ de Drancy vers Auschwitz le 20 janvier 1944 et sera déclaré décédé à Auschwitz le 25 janvier 1944.

Liste convoi 66 [CDJC, Mémorial de la Shoah, Paris]
Liste convoi 66 [CDJC, Mémorial de la Shoah, Paris]

Différentes feuilles de témoignage seront déposées sur le site de Yad Vashem en mémoire de la famille.

Feuille de témoignage Yad Vashem [en ligne]
Feuille de témoignage Yad Vashem [en ligne]

Les deux frères de Léa, Albert et Isidore ne sont pas arrêtés. Isidore est déjà marié avec Honorata OLEK née le 20 octobre 1919 à Czekowice (Pologne) mariage célébré à Maubeuge (Nord) le 24 avril 1937. Honorata est également arrêtée puis internée à Drancy à partir du 06 janvier 1944 avec sa fille Victoria Suzanne dite Tinouka née en 1937. Elles seront toutes deux libérées le 31 janvier 1944.

Carnet de fouilles Drancy [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Carnet de fouilles Drancy [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Témoignage oral d’ Y. née BEHAR

Honorata et Victoria (Tinouka) vont être arrêtées et transférées à Drancy et y rester pendant quatre mois. Honorata est d’origine polonaise et catholique. Elle est arrêtée par erreur. Elle m’a juste dit que les conditions là-bas étaient miséreuses.

Honorata (et sa fille Victoria dit Tinouka) sont enregistrés à Drancy sous le numéro 11005.

« En 1943, la Gestapo vient arrêter mon oncle Albert à Mers-les-Bains mais il est parti à la pêche. A la place, il arrête Isidore qui va partir en Allemagne faire le STO. Ils ne m’ont jamais rien raconté et ils n’ont jamais voulu en parler et je n’ai que peu de souvenirs.

« Tout ce que je sais, c’est qu’après la guerre, tout le monde arrive au Pouliguen parce que Victoria (Tinouka) est malade et on nous conseille d’aller habiter au bord de la mer au Pouliguen. Nous, on connaissait rien au Pouliguen. Isidore était tout le contraire de son frère Albert, très discret. On a habité Villa Le Lotus au Pouliguen pendant longtemps [Rue du Moulin]. On était locataires mais on a changé plusieurs fois de maisons.

Isidore exerçait la profession de marchand de tissus sur les marchés mais il ne faisait pas de linge, c’était son frère (Albert) qui faisait le linge. C’était un landier. Il vendait au baratin. Il faisait le marché du Pouliguen, de Pornichet, du Croisic… « .

Victoria dite Tinouka BEHAR se mariera au Pouliguen en 1958.

Les deux frères, Albert et Isidore viendront donc après-guerre s’installer au Pouliguen. Albert aidé de Maître ALLARD, ancien notaire, effectuera auprès du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre les démarches sur l’état-civil de sa soeur et de ses parents et obtiendra les cartes de déportés politiques. Il résidait Villa Le Lotus, 36 rue du Moulin au Pouliguen.

LEVY Joseph [95]

Joseph LEVY s’est fait recenser entre le 27 septembre et le 20 octobre 1940 en tant que Juif sous le numéro 095 auprès de la sous-préfecture de Saint-Nazaire. Il exerçait la profession de marchand forain en bonneterie sur les marchés du Pouliguen et de La Turballe depuis mars 1939, profession qu’il lui sera interdite d’exercer (à compter du 1er juillet 1941, interdiction à un juif d’être voyageur de commerce, marchand ambulant, vendeur de billets de la Loterie Nationale, etc..)

Liste dactylographiée du recensement [ADLA 1694W25]

Ses deux frères résidant à Libourne ne sont pas déclarés comme juifs et de ce fait une demande d’enquête est demandée pour savoir si Joseph LEVY, lui, s’est bien déclaré.

S’il est vrai qu’il s’est bien déclaré comme tel, il ne l’est pas eu égard aux statuts des juifs des 03 octobre 1940 et du 02 juin 1941.

Joseph LEVY est né à Ixelles (Belgique) le 06 octobre 1910 [Père : David LEVY, négociant née à Constantinople et Mère : Marie-Jeanne COLLEYER]. Les grands-parents paternels de Joseph sont Juifs mais ses grands parents-maternels ne le sont pas. Il a donc moins de trois grands-parents juifs et il sera rayé de la liste de recensement le 15 avril 1942 et échappera à la déportation.

source : https://search.arch.be/fr/rechercher-des-archives/resultats/inventaris/rabscan/eadid/BE-A0541_006757_006696_DUT/inventarisnr/IRS-13-029886436/level/file/scan-index/6/foto/541_9999_999_2359031_000_0_0006

Ses deux frères résidant à Libourne ne sont pas déclarés comme juifs et de ce fait une demande d’enquête est demandée pour savoir si Joseph LEVY, lui, s’est bien déclaré.
S’il est vrai qu’il s’est bien déclaré comme tel, il ne l’est pas eu égard au statut des juifs du 03 octobre 1940 et du 02 juin 1941.

ADLA 1694W23

Un courrier de la sous-préfecture au préfet de Nantes du 11 janvier 1941 précise la situation de Joseph LEVY. Il sera rayé de la liste de recensement le 15 avril 1942 et échappera à la déportation.

Il continuera d’exercer sa profession jusqu’en 1958 en presqu’île.

reguitre du commerce

Contrôle de statut des Juifs [ADLA 1694W21]

WOLFF Roger [24]

Roger WOLFF est né le 26 février 1922 à Strasbourg. Célibataire, il est arrivé au Pouliguen en mai 1940.

En mai 1940, il trouve un logement rue Jean-Jacques dans la villa Ty-Men au rez-de-chaussée droit de la maison et va y rester deux mois et demi. Par la suite, il va habiter avec la famille CARON dans la villa Paulette rue de Verdun.

Logements vacants pour réfugiés [Archives Municipales du Pouliguen, H6]

Entre le 27 septembre et le 20 octobre 1940, il est recensé en tant que Juif sous le numéro 24 (juste après la famille CARON) auprès de la sous-préfecture de Saint-Nazaire ou de la mairie du Pouliguen. Roger est célibataire et exerce la profession de charcutier.

Le 24 juin 1941, la préfecture demande un rapport aux Administrateurs Provisoires pour connaître l’état d’avancement de l’aryanisation des biens. Monsieur WOLFF s’étant déclaré comme charcutier, les autorités françaises supposent qu’il tient un commerce et demande une enquête à ce sujet.

Il n’a en fait jamais tenu de commerce et le courrier de la sous-préfecture prouve l’extrême vigilance apportée par l’administration dans le processus d’aryanisation des commerces.

Roger WOLFF quitte Le Pouliguen au début du moi de mai 1941 pour se rendre à Gérardmer, 107, Grande-Rue. Il n’a à priori pas été déporté.

Un descendant de la famille WOLFF (Pierre WOLFF 1925-2013) témoignera via Yad Vashem sur le sort de la famille CARON (déportée et exterminée en juillet 1942).

Témoignage du Ministère des Affaires Etrangères du San Salvador à Pierre WOLFF

Courrier Sous-Préfet/Préfet 25 juillet 1941 [ADLA 1694W25]
Courrier Sous-Préfet/Préfet 25 juillet 1941 [ADLA 1694W25]

LEVY Henri (NR)

Henri (ou Henry) LEVY est né en mai 1885 à Minsk (Russie) et exerce la profession de cordonnier. Il est présent (date d’arrivée ou de présence inconnue) sur la commune du Pouliguen et habite sur la Grande Côte près de la Tour Rochereau . Dressée initialement à Angers par un industriel Louis-René ROCHEREAU lors d’une grande exposition en 1895, elle réapparaît dans une version moins haute le 31 juillet 1897 et est inaugurée le 05 septembre de la même année. Autour de la structure métallique se trouvent, un café-restaurant-dancing tenu par Monsieur BOUET jusqu’en 1939 mais également quelques villas. C’est probablement dans une de ces villas (ou éventuelle pension de famille) que loge Henri LEVY.

 La tour Rochereau au Pouliguen. Carte postale, vers 1920. Coll. part.
La tour Rochereau au Pouliguen. Carte postale, vers 1920. Coll. part.
 La tour Rochereau au Pouliguen. Carte postale, vers 1920. Coll. part.
La tour Rochereau au Pouliguen. Carte postale, vers 1920. Coll. part.

Alors que les Juifs sont soumis à l’obligation de se faire recenser entre le 27 septembre et le 20 octobre 1940 auprès de la sous-préfecture de Saint-Nazaire ou commissariats environnants, il n’apparaît sur aucune liste et ne s’est donc pas déplacé. En revanche et conformément à l’ordonnance allemande du 13 août 1941, il va rendre son poste de TSF le 17 septembre 1941.

Confiscation des poste de TSF [ADLA 1694W24]

Il effectue une demande de renouvellement de carte d’identité d’étranger le 08 mai 1942 aurpès de la mairie du Pouliguen.

Carnet à souches des demandes de cartes d'identité [Archives Municipales du Pouliguen J7]
Carnet à souches des demandes de cartes d’identité [Archives Municipales du Pouliguen J7]

Il est arrêté entre le 15 et le 17 juillet 1942 puis transféré sur Nantes puis Angers au Grand Séminaire. Il est déporté par le convoi numéro 8 d’Angers à Auschwitz du 20 juillet 1942 et est décédé à l’âge de 57 ans.

Liste des arrestations [ADLA 1694W25]
Liste des arrestations [ADLA 1694W25]
Liste convoi numéro 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Liste convoi numéro 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

SPRINGER Isaac, Marie-Anne, Charlotte (NR)

Isaac SPRINGER 1939 [ADLA 4M922]
Isaac SPRINGER 1939 [ADLA 4M922]
Charlotte SPRINGER [ADLA 4M922]
Charlotte SPRINGER [ADLA 4M922]

Issac et son épouse Marie-Anne sont réfugiés au Pouliguen accompagnés de la mère d’Isaac Charlotte.

Isaac ou Izak est né à Cracovie le 28 octobre 1893 [Père : Abraham SPRINGER et Mère : Szyfra POSS] et est marié avec Marie-Anne JOVE (Jové) [Père : Raymond Emmanuel JOVE et Mère : Françoise Jeanne DELSOUC]. La mère d’Isaac, Szyfra (prénom usuel Charlotte) née POSS est née le 24 avril 1856 à Cracovie. Le couple qui est marié depuis le 08 novembre 1934 à Paris (18ème arrondissement) habite au 3, rue du Général Grossetti à Paris dans le 16ème arrondissement tandis que Charlotte habite au 4, rue Fléchier dans le 4ème arrondissement. Certainement au décès de son mari Abraham, Charlotte déménage chez son fils Isaac qui exerce la profession de brocanteur en bijoux ou courtier en bijoux.

[DAVCC 21 P 540 562]
[DAVCC 21 P 540 562]
Recensement 1936 Auteuil [Archives de Paris D2M8_643]
Recensement 1936 Auteuil [Archives de Paris D2M8_643]
Recensement 1936 [Archives de Paris D2M8_578]
Recensement 1936 [Archives de Paris D2M8_578]

Isaac, Marie-Anne et Charlotte arrivent au Pouliguen à l’automne 1939 pour repartir sur Paris pour Isaac et Marie-Anne deux mois après en décembre 1939 et pour Charlotte le 10 décembre 1940. Ils résident alors au Pouliguen Rue Jean-Jacques Villa « Mad Léa » puis avenue de l’Océan Villa « Pi-Do ».

Isaac SPRINGER est arrêté à son domicile de la Rue du Général Grossetti sur dénonciation par la police française le 03 février 1944 (Il y était caché), la concierge de l’immeuble Ernestine LANDELLE témoignant de l’arrestation puis interné à Drancy le 04 février 1944.

Carnet de fouilles Isaac SPRINGER [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Carnet de fouilles Isaac SPRINGER [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Il est déporté par le convoi numéro 70 de Drancy à Auschwitz le 27 mars 1944 et a été exterminé à Auschwitz à l’âge de 50 ans. Ni son épouse, ni sa mère n’ont été déportées.

liste convoi 70 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
liste convoi 70 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Son épouse Marie-Anne JOVE s’occupera des formalités administratives après-guerre auprès du ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Dossier d’étranger d’Isaac SPRINGER [ADLA 4M922]

Dossier d’étranger de Charlotte SPRINGER [ADLA 4M922]

ENRIQUEZ SARANO Jacob, Léa (NR)

Jacob ENRIQUEZ SARANO 1939 [ADLA 4M935]
Jacob ENRIQUEZ SARANO 1939 [ADLA 4M935]
 Léa ENRIQUEZ-SARANO 1939 [ADLA 4M935]
Léa ENRIQUEZ SARANO 1939 [ADLA 4M935]

Léa, célibataire, et son père Jacob ENRIQUEZ SARANO sont réfugiés au Pouliguen arrivant de Paris où ils résident au 20, rue des Envierges dans le 20ème arrondissement. Léa s’occupe de son père âgé et exerce la profession de vendeuse au 7, place de la République (Paris, 3ème arrondissement).

Recensement 1936 Belleville [Archives de Paris, 2M8_695]
Recensement 1936 Belleville [Archives de Paris, 2M8_695]

Ils résident au Pouliguen Villa Petit Courlis près du bois du Pouliguen depuis au moins octobre 1939 jusqu’au 20 août 1940, date à laquelle ils rejoignent leur domicile parisien. A priori, ni Jacob né le 14 juin 1859 à Smyrne, veuf, ni Léa, sa fille, née le 28 avril 1897 à Smyrne, célibataire n’ont été déportés.

Dossier d’étranger de Jacob ENRIQUEZ-SARANO [ADLA 4M935]

Dossier d’étranger de Léa ENRIQUEZ-SARANO [ADLA 4M935]

LISSIANSKY Abraham, Sarah (NR)

Abraham et Sarah LISSIANSKY sont réfugiés au Pouliguen à l’automne 1939 qu’ils quittent peu de temps après arrivant de la commune du Raincy (Seine-et-Oise).

Recensement 1936 LeRaincy [Archives Départementales du Val d'Oise, RAINC139]
Recensement 1936 LeRaincy [Archives Départementales du Val d’Oise, RAINC139]

Ils sont accompagnés au moins par l’un de leurs enfants : Broucha KAUFMANN. Ils résident Rue Jean-Jacques Villa Ker Marie-Alice au Pouliguen. Ils ne sont à priori pas déportés.

Dossier d’étranger d’Abraham LISSIANSKY [ADLA 4M941]

Dossier d’étranger de Sarah LISSANSKY [ADLA 4M941]

BEHAR Mardochée, Victoria, Léa (NR)

Victoria, Mardochée et ? BEHAR collection particulière
Victoria, Mardochée et ? BEHAR collection particulière
A gauche Victoria BEHAR, 3ème et 4ème à droite : Mardoché et Léa BEHAR [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
A gauche Victoria BEHAR, 3ème et 4ème à droite : Mardochée et Léa BEHAR [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Mardochée dit Marcel BEHAR est né le 18 mai 1889 à Jérusalem [Père : Nissim BEHAR et Mère : Léa ELIEZER] et est marié avec Victoria FUENTES née le 15 décembre 1897 à Constantinople (Turquie) [Père : Nissim FUENTES et Mère : Léa YANNI]. Le couple a trois enfants : Isidore né le 01 juillet 1920 à Marseille (il sera reconnu lors du mariage de Mardochée et Victoria le 03 avril 1924 à Paris (11ème arrondissement), Albert né en 1925 à Maubeuge et Léa née le 01 juillet 1927 à Maubeuge.

Acte de naissance d'Isidore BEHAR [Archives Municipales de Marseille]
Acte de naissance d’Isidore BEHAR [Archives Municipales de Marseille]
 Acte de naissance de Léa BEHAR [Archives Municipales de Marseille]
Acte de naissance de Léa BEHAR [Archives Municipales de Maubeuge]

La famille BEHAR est réfugiée du Nord de la France (source : « Mémorial des Victimes de la Persécution Allemande en Loire-Inférieure 1940-1945 » – Jean-Pierre SAUVAGE et Xavier TROCHU – Archives Municipales de Nantes) et arrive au Pouliguen (date d’arrivée inconnue). Elle y avait déjà séjourné déjà avant-guerre pour des raisons médicales. La famille n’est pas recensée en Loire-Inférieure et est retournée quelque temps après à Mers-les-Bains au 13, rue Nationale.

Mardochée BEHAR est arrêté le 04 janvier 1944 avec son épouse Victoria et leur fille Léa puis la famille est transférée au camp de Drancy le 06 janvier 1944 venant d’Abbeville.

Fiches du camp de Drancy [Archives Nationales F9/]

La famille BEHAR sera déportée par le convoi numéro 66 au départ de Drancy vers Auschwitz le 20 janvier 1944 et sera déclaré décédé à Auschwitz le 25 janvier 1944.

Liste convoi 66 [CDJC, Mémorial de la Shoah, Paris]
Liste convoi 66 [CDJC, Mémorial de la Shoah, Paris]

Différentes feuilles de témoignage seront déposées sur le site de Yad Vashem en mémoire de la famille.

Feuille de témoignage Yad Vashem [en ligne]
Feuille de témoignage Yad Vashem [en ligne]

Les deux frères de Léa, Albert et Isidore ne sont pas arrêtés. Isidore est déjà marié avec Honorata OLEK née le 20 octobre 1919 à Czekowice (Pologne) mariage célébré à Maubeuge (Nord) le 24 avril 1937. Elle est également arrêtée puis internée à Drancy à partir du 06 janvier 1944 avec sa fille Victoria Suzanne dite Tinouka née en 1937. Elles seront toutes deux libérées le 31 janvier 1944.

Carnet de fouilles Drancy [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Carnet de fouilles Drancy [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Témoignage oral d’ Y. née BEHAR

Honorata et Victoria (Tinouka) vont être arrêtées et transférées à Drancy et y rester pendant quatre mois. Honorata est d’origine polonaise et catholique. Elle est arrêtée par erreur. Elle m’a juste dit que les conditions là-bas étaient miséreuses.

Honorata (et sa fille Victoria dit Tinouka) sont enregistrés à Drancy sous le numéro 11005.

« En 1943, la Gestapo vient arrêter mon oncle Albert à Mers-les-Bains mais il est parti à la pêche. A la place, il arrête Isidore qui va partir en Allemagne faire le STO. Ils ne m’ont jamais rien raconté et ils n’ont jamais voulu en parler et je n’ai que peu de souvenirs.

« Tout ce que je sais, c’est qu’après la guerre, tout le monde arrive au Pouliguen parce que Victoria (Tinouka) est malade et on nous conseille d’aller habiter au bord de la mer au Pouliguen. Nous, on connaissait rien au Pouliguen. Isidore était tout le contraire de son frère Albert, très discret. On a habité Villa Le Lotus au Pouliguen pendant longtemps [Rue du Moulin]. On était locataires mais on a changé plusieurs fois de maisons.

Isidore exerçait la profession de marchand de tissus sur les marchés mais il ne faisait pas de linge, c’était son frère (Albert) qui faisait le linge. C’était un landier. Il vendait au baratin. Il faisait le marché du Pouliguen, de Pornichet, du Croisic… « .

Victoria dite Tinouka BEHAR se mariera au Pouliguen en 1958.

MICHEL-CAHEN Félix, Suzanne, Martine [149]

Félix MICHEL-CAHEN est né à Paris le 30 mai 1892 à Paris (8ème arrondissement) [Père : CAHEN Achille Michel, négociant et Mère : Lucie CAHEN]. En 1909, Achille CAHEN est autorisé à changer son nom de famille de CAHEN en MICHEL-CAHEN. Il est marié depuis le 21 octobre 1930 (Paris, 9ème arrondissement) avec Suzanne Jeanne Marie HUGREL née le 05 décembre 1896 à Paris (9ème arrondissement) [Père : Honoré HUGREL et Mère : Louise CLOUX de la COUDRE]. Félix au moment de son mariage exerce la profession de négociant tandis que Suzanne exerce la profession de libraire. Le couple a un enfant : Martine Eliane née le 31 décembre 1930 à Paris (9ème arrondissement).

Actes de naissance de Félix CAHEN et Suzanne HUGREL, acte de mariage du couple et acte de naissance de Martine MICHEL-CAHEN[Archives Municipales de la Ville de Paris, en ligne]

Bulletin de mariage Félix et Suzanne MICHEL-CAHEN [DAVCC 21 P 516 421]
Bulletin de mariage Félix et Suzanne MICHEL-CAHEN [DAVCC 21 P 516 421]

Félix MICHEL-CAHEN est incorporé pour effectuer son service militaire de deux ans le 09 octobre 1913 au 166ème Régiment d’Infanterie et à la déclaration de guerre le 03 août 1914 est incorporé au 151ème Régiment d’Infanterie. Il est fait prisonnier de guerre à Pierrepont (Meurthe-et-Moselle) le 22 août 1914 et est incarcéré dans un camp de prisonniers en Allemagne, le camp de Grolenvoohr (?). Il doit vraisemblablement s’agir du camp de Grafenwohr situé en Bavière [En 1915, il compte 10450 soldats français prisonniers]. Il est rapatrié sanitaire d’Allemagne vers Lyon le 04 mai 1918. Il sera affecté dans différents sections d’Infirmiers puis au 19ème Escadron de Train au moment de sa démobilisation en 1919. En 1939, il est affecté spécial au titre de la Société des Forges et Aciéries du Nord et de l’Est à Trignac (les Forges de Trignac, fermées depuis 1931 sont réactivées à l’approche du conflit).

Registre Matricule de Félix MICHEL-CAHEN Matricule 2469 [AD75, D4R1 1675]
Registre Matricule de Félix MICHEL-CAHEN Matricule 2469 [AD75, D4R1 1675]

Nous ignorons la raison de la présence de Félix, de son épouse et de sa fille au Pouliguen mais entre le 27 septembre et le 20 octobre 1940, Félix MICHEL-CAHEN se fait recenser en tant que Juif auprès de la sous-préfecture de Saint-Nazaire ou Mairie du Pouliguen sous le numéro 149. Il réside rue de Verdun au Pouliguen [en fait Villa Saint-Nicolas, rue Jules Benoist] et travaille comme employé G.I.A.IO [Groupement Industriel et d’Armement à Trignac] et réside au 18, place Marceau à Saint-Nazaire.

Extrait liste dactylographiée du recensement 08 novembre 1940  [ADLA 1694W25]
Extrait liste dactylographiée du recensement 08 novembre 1940 [ADLA 1694W25]

Félix MICHEL-CAHEN est arrêté le 15 juillet 1942 à son domicile par la Police Allemande puis transféré sur Saint-Nazaire, Nantes puis Angers au Grand-Séminaire. Suzanne et Martine ne sont pas juifs et ne sont donc pas arrêtés. Félix enverra de ses nouvelles à son épouse au Pouliguen lorsqu’il est emprisonné à Nantes.

Liste provisoire des arrestations [ADLA 1694W25]
Liste provisoire des arrestations [ADLA 1694W25]

Il est déporté par le convoi numéro 8 d’Angers à Auschwitz le 20 juillet 1942.

liste convoi 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
liste convoi 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

En février 1945, Suzanne, son épouse, envoie un courrier au Ministère des Internés et Déportés pour tenter de retrouver trace de son mari.

En l’asbsence d’information, Félix a été déclaré Mort en déportation 2 jours après l’arrivée du convoi et un jugement déclaratif de décès a été prononcé en 1947. Félix a été exterminé à Auschwitz-Birkenau, il avait 50 ans.

Martine MICHEL-CAHEN sera adoptée par la Nation en 1950. Suzanne qui s’est occupée des formalités administratives d’état-civil après guerre auprès du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Gurre arpès-guerre, décède en 1985 à Paris.

AUERBACH Paul, Else, [Eva, Ina] [137]

Else et Paul AUERBACH Villa Serpolette Le Pouliguen
Else et Paul AUERBACH Villa Serpolette Le Pouliguen

Paul Israël AUERBACH est né le 18 janvier 1885 à Krotoschyn (Pologne) et est marié avec Else AUERBACH née MANASSE née le 07 mai 1888 à Gniezno (Pologne).

Paul travaillait chez son oncle dans le commerce de bois à Gnesen où il rencontre Else Manasse fille d’un propriétaire de brasserie. Ils se marient en 1912 à Gnesen et émigre à Posen en Allemagne pour ouvrir leur propre commerce d’import/export en bois. Quand la première guerre mondiale débute, Posen tombe entre les mains polonaises, sa femme Else et sa fille Eva née le 31 janvier 1913 à Krotoschyn (Pologne) décide d’émigrer à Berlin en Allemagne. C’est à ce moment que leur seconde fille, Ina naît en 1914, le 11 septembre 1914 à Berlin (Allemagne).

Paul, Else et leurs filles Eva et Ina avec José Bythiner, sa femme et leurs enfants décident de partir de Posen pour Dantzig (à cette époque, le couloir de Dantzig est un territoire libre après le traité de paix de la guerre de 1914-1918). Ils achètent une maison à Dantzig au 16 Waeldchen Strasse. Et Paul recommence son commerce d’import/export en bois. Il avait ainsi une scierie à la fois en Pologne et une autre à Dantzig en 1925.

Puis, ils déménagent dans une maison à Zopot au 6 Koenig Strasse (Pologne) puis ils migrent à Berlin en 1929.

Quand Hitler arrive au pouvoir en 1933, Paul vend ses deux commerces et quitte Berlin pour Paris où il arrive en août 1933. Ils louaient un appartement au 43, rue de la Ferme à Neuilly-sur-Seine. C’est à Neuilly-sur-Seine qu’Eva va se marier et il semble que Paul en France utilise le prénom Joël.

A Paris, Paul achète un commerce de confection (comme son frère Ildefons à Berlin). Après que leurs deux filles se soient mariées, Paul et Else séjournent un temps à Varsovie où ils sont chargés de la promotion de l’entreprise de machines à coudre allemande PFAFF.

Peu de temps après, il retourne à Paris puis se rendent au Pouliguen (avant août 1939). En décembre 1940, son commerce est aryanisé.

Ils louent une maison Villa Serpolette, 17, rue Jeanne d’Arc. Ils étaient inscrits sur liste d’émigration en partance pour la Palestine mais leur demande d’émigration n’arrivera jamais à temps.

Villa Serpolette, Avenue Jeanne d’Arc Le Pouliguen

Il se fait recenser comme juif sur les listes de recensement entre le 27 septembre et le 20 octobre 1940 et apparaît sur les listes de recensement transmises par la sous-préfecture de Saint-Nazaire à la Préfecture de Nantes au 08 novembre 1940 sous le numéro 137.

Sa résidence déclarée se situe rue Jeanne d’Arc au Pouliguen. Paul et Else seront logés en tant que réfugiés Villa Serpolette et la propriétaire (Melle GIGANT Andrée) recevra à titre d’indemnités d’hébergement 250 francs pour les deux adultes).

Eva et Ina restent peu de temps au Pouliguen mais rendent visite régulièrement à leurs parents et au moins pour Ina qui est à l’origine des prises de vues photographiques.

Ina AUERBACH avec personne inconnue sur le remblai de La Baule
Ina AUERBACH avec personne inconnue sur le remblai de La Baule Août 1939
Else et Paul AUERBACH remblai de La Baule août 1939
Else et Paul AUERBACH remblai de La Baule août 1939

Paul AUERBACH ainsi que son épouse Else AUERBACH sont arrêtés le 15 juillet 1942 dans la soirée puis transférés sur Saint-Nazaire puis Nantes puis à Angers au Grand Séminaire.

Liste provisoire d’arrestations et courrier du sous-préfet au préfet de Loire-Inférieure [ADLA 1694W25]

Le 16 juillet 1942, Else et Paul écrivent une lettre à Madame Defoy, une de leurs amies, à Neuilly-sur-Seine :

« Chère madame Defoy,

hier soir, tard dans la nuit, nous et quelques autres avons été récupérés [raflés]
… illisible…

Actuellement, nous sommes sur le départ mais nous ne connaissons pas notre destination.
Dès que nous pourrons…[illisible]…, nous vous informerons de notre nouvelle adresse »

Kommandantur à l’emplacement de l’agence Centrale rue du Général Leclerc [Archives Municipales du Pouliguen]

Ils seront déportés par le convoi numéro 8 d’Angers à Auschwitz le 20 juillet 1942.

Liste convoi 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Liste convoi 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Le 23 juillet 1942, le train arrive dans le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz et Paul est sélectionné pour rentrer dans le camp (comme la majorité des déportés du convois numéro 8) puis tatoué avec le numéro 51016.

Deatb Book of Auschwitz, [Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau, en ligne]

Paul AUERBACH décédera à Auschwitz le 16 août 1942. En l’absence d’informations Else, son épouse est déclarée décédée 3 jours après l’arrivée du convoi.

Le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre a réuni une documentation importante juste après guerre dont des documents liés au Camp d’Auschwitz afin de renseigner les familles dont une liste des convois de juillet 1942 partis de France avec numéro matricule et date du décès.

[DAVCC Caen 26 P 821]

Ina AUERBACH :

Ina Marie Louise Ingeborg (prénom usuel Ina) la cadette des filles de Paul et Else est née le 11 septembre 1914 à Berlin (Allemagne).

Une des histoires que raconte Eve Auerbach, sa soeur, est que quand elles étaient enfants, et vivaient à Zoppot, Ina avait deux souris. Bien sûr, personne ne savait s’il s’agissait de mâle ou de femelle et peu de temps après dans la chambre d’Ina, ils découvrent dans la cage une douzaine de souris. Cela avait mis dans une colère noire ses parents.

Elle se marie avec Julius SCHERF et divorce de lui à Vienne. Arrivée en France en 1933 avec ses parents, elle se marie avec Monsieur SCHAÄRF, employé dans la maison « Tissu-Mailles » 10, rue d’Uzès à Paris dans le 2ème arrondissement. En Hollande, Ina AUERBACH se marie avec Hans GOTTSCHALK . Ils sont arrêtés par les Nazis mais réussissent à se cacher dans le métro hollandais. Hans tombe malade et décède.
Dans le métro, elle rencontre Jacobus MOLL [Jacob J. MOLL (né le 28 mai 1916 à Assen, Drenhte, Pays-Bas] , tombe amoureuse et ils se marient le 04 septembre 1944.

A la fin de la guerre, ils émigrent aux Etats-Unis en 1946. Ils vivent au 93 Neperan Road, Tarrytown, Etat de New-York. Ils ont une fille, Diona en 1947.

A la fin des années 40, Jack et Ina vont aider Eve (avec son mari Walter et son fils Michael) a émigré d’Israël aux Etats-Unis en décembre 1950.

Jack et Ina deviennent citoyens américains en 1952.

Dans le milieu des années 50, ils déménagent au 301 North East Avenue, Oak Park, Illinois. Pendant toutes leurs années de mariage, ils déménagent plusieurs fois eu égard aux activités professionnelles de Jack. L’un de ces déménagements les amènera en Europe où ils vivent pendant plusieurs années.

En 1974, ils déménagent à Sun City, Arizona où Ina décède d’un cancer du pancréas le 30 janvier 1991 à Sun City en Arizona (USA).

Eva AUERBACH :

Eva Ursula Marian Senta (prénom usuel Eva) AUERBACH est née le 31 janvier 1913 à Krotoschyn (Pologne). Elle suit ses parents jusqu’à Paris où elle se marie le 10 octobre 1935 à Neuilly-sur-Seine avec Walter Julius HERZBERG (né le 10 juillet 1906 à Breslau Varsovie en Pologne). La famille migrera en Palestine (date inconnue) et le couple aura un enfant.

A la fin de la guerre, le 03 octobre 1944, Eva écrit un premier courrier à la Mairie du Pouliguen pour retrouver ses parents.

« Monsieur le Maire,

je suis la fille de Mr et Mme Paul et Else AUERBACH (passeport Dansigoise) qui ont séjournés dans votre ville « Villa Serpolette » Ave Jeanne d’Arc pendant les années1939 jusqu’au mois d’août 1941. Depuis ce temps-là, j’ai aucune nouvelles de mes chères parents.
En nom de l’humanité, je vous prie, de rechercher partout, chez les voisins, la grocery [ndlr : l’épicerie), la pharmacie etc et de me donner une réponse en tout cas.

En attendant votre lettre, je vous remercie en avance mille fois.

Eve HERZBERG
HAIFA
Palestine
6. Pevsnerstr. »

Cette lettre adressée à la Mairie du Pouliguen restera sans réponse. Eva Herzberg écrit une deuxième lettre à la mairie du Pouliguen le 31 janvier 1947 :

« Mme Eve HERZBERG
Pewsnertreet 6
HAIFA
Palestine

Monsieur le Maire
Le Pouliguen, Bretagne

Monsieur le Maire,

Je suis la fille de :
Mons. Paul AUERBACH et Mme Else AUERBACH née MANASSE nationalité Danzigoise, qui ont habité à votre ville, Le Pouliguen Villa Serpolette, Ave. Jeanne D’Arc de juillet 1939.
La dernière lettre de mes parents est datée le 02.07.1942, et a été délivrée par la Croix-Rouge.
Voudriez-vous avoir l’obligeance de me donner tout les informations de mes parents. J’ai la crainte, qu’ils sont déportés par les allemands en Juillet ou Août 1942.
Je vous remercie pour votre assistance et j’ajoute des bons de réponse internationales.

Veuillez agréer, monsieur l’assurance de mes sentiments distingués.

Eve HERZBERG« 

Le 22 mars 1947, Edouard RIVET, secrétaire de mairie de la commune du Pouliguen envoie cette lettre précisant les circonstances de l’arrestation de Paul et Else AUERBACH.

Eva décède à Albuquerque, Nouveau Mexique, Etats-Unis le 17 mai 2001.

Le fils d’Eva et Walter, au décès de sa mère, en triant les affaires, retrouve ces courriers dont il ignorait à priori l’existence et va passer une quinzaine d’années à reconstituer les trajectoires familiales jusqu’à se déplacer en Europe au printemps 2016 en suivant les traces de Paul et Else : Auschwitz-Birkenau, Pologne, Allemagne, France : Paris, Angers, Le Pouliguen.