MORDUCOVITCH Max, Sophie, [Helen, Anne-Marie] (NR)

Max MORDUCOVITCH [ALDA 4M946]
Max MORDUCOVITCH 1933 [ADLA 4M946]
Max MORDUCOVITCH 1940 [ALDA 4M946]
Max MORDUCOVITCH 1940 [ADLA 4M946]
Sophie MORDUCOVITCH [ALDA 4M946]
Sophie MORDUCOVITCH 1940 [ADLA 4M946]

Sophie et Max MORDUCOVITCH résidant à Paris en 1936 au 3, boulevard Suchet dans le 16ème arrondissement sont réfugiés à La Baule en 1939 Villa Ciléos, allée des Tamaris.

Recensement 1936 [Archives de Paris,D2M8]
Recensement 1936 [Archives de Paris,D2M8]

Max MORDUCOVITCH (prénom : Marcus Adolphovitch mais prénom usuel Max) est né à Petrograd (Saint-Petersbourg) le 05 octobre 1875 [Père :MORDUCOVITCH Adolphe et Mère : ARONSON Helen] et est marié avec Sophie MESS née le 11 février 1885 à Radziłów (à l’Est de la Pologne près de Bialystok). Ils effectuent une demande de carte d’identité pour étranger auprès du commissariat de police de La Baule le 28 novembre 1939.

Max MORDUCOVITCH exerçait la profession d’agent général pour la Flotte Volontaire Russe. Cette compagnie maritime de la marine marchande russe établissaient des relations commerciales en utilisant des navires marchands en temps de paix mais à l’occasion pouvait transformer ses navires en croiseurs auxilliaires en temps de guerre. Créée en 1878 avec l’appui du Tsarévitch puis de l’empereur Alexandre II, elle acquit des navires au nombre de 7 grâce aux dons qui affluaient de toute la Russie vers Moscou et Saint-Petersbourg, les bénéfices de la compagnie ne servant qu’à l’entretien et à l’accroissement de la flotte. Elle transportait en temps de paix à la fois marchandises et passagers et fut largement subventionnée par le gouvernement russe. Elle avait établi une ligne de choix avec l’Extrême-Orient. Max MORDUCOVITCH s’installa donc à Shangaï au moins avant 1910 et jusqu’en 1920 où vit le jour sa fille : Hélène née le 23 septembre 1912.

Archives de l’OFPRA [OR30]

La famille quitte Schangaï (Chine) à bord de l’Empress of Russia le 18 mars 1920 et qui arrive à Vancouver le 29 mars 1920.

Puis la famille rejoint la France (au minimum à partir de 1925, recherche en cours) et s’installe à Paris Boulevard Suchet (au n°45 puis au n°3).

Hélène, leur fille, se marie à Paris le 23 octobre 1935 (Paris, 16ème arrondissement) avec Simon LEHMANN mais le couple divorce 4 ans plus tard le 22 novembre 1939. De cette union naîtra une fille : Anne-Marie.

Mariage MORDUCOVITCH/LEHMANN [Archives de Paris, 16M270]
Mariage MORDUCOVITCH/LEHMANN [Archives de Paris, 16M270]

Nous ne savons pas si Hélène et Anne-Marie les accompagnent à La Baule. Sophie et Max quittent La Baule le 02 février 1940 pour se rendre à Cannes dans la Villa Paradis Boulevard d’Italie. Max décède à Cannes le 06 octobre 1940. Nous ignorons ce qui se passe entre l’automne 1940 et la fin de la guerre mais la famille, à notre connaissance, n’a pas été déportée.

Le Figaro 13 octobre 1940
Le Figaro 13 octobre 1940

Dossier d’étranger de Max MORDUCOVITCH [ADLA 4M946]

Dossier d’étranger de Sophie MORDUCOVITCH [ADLA 4M946]

FEIST Lucien (NR)

source : La Baule Sepia

Lucien FEIST est bijoutier-joaillier à La Baule dans les magasins du casino sur l’Esplanade du même nom et habite Paris au 25, avenue Niel dans le 17ème arrondissement. Le commerce ouvrira en 1924 et cessera son activité à La Baule en 1928.

Registre du commerce [ADLA 22U147]

Né le 26 juillet 1882 à Paris (14ème arrondissement), il est le fils de Frédéric FEIST lui-même bijoutier et Brunette SALOMON. En 1914, il est mobilisé pendant la 1ère guerre mondiale au 146ème régiment d’Infanterie de Caen puis détaché à l’Usine REWALD à Boulogne-Billancourt. Il passe au 21ème régiment d’Infanterie Coloniale en 1917 puis est démobilisé en 1919.

Registre Matricule [Archives de Paris, D4R1]

Célibataire, sans enfant, il adopte le 10 mars 1942 Maurice SILVERMAN à Grasse (Alpes- Maritimes) et est présent lors de l’adoption. Son fils adoptif, sera fait prisonnier de guerre en 1940 et interné au Kriegsgefangenen-Mannschafts-Stammlager (Stalag VII A). Lucien FEIST n’a pas été déporté.

CAHEN Pierre, Jeanne [25]

Pierre CAHEN est né le 30 mai 1889 à Nancy [Père : Jules Hayem CAHEN, inspecteur général de la compagnie d’assurances « Le Soleil » et Mère : Berthe BERNARD]. Il est marié depuis le 31 octobre 1935 [Paris, 16ème arrondissement] avec Jeanne Emilienne FAUCHARD [Père : Vital Aldéric FAUCHARD, agriculteur et Mère : Marie-Augustine PAUMARD] née le 10 janvier 1900 à Saint-Georges-le-Fléchard (Mayenne). Un des témoins du mariage est Jules BERNARD, résidant 150, rue de l’Université à Paris, lui-même membre du Conseil d’Administration des Forges et Aciéries du Nord et de l’Est dite Forges de Trignac et vice-président des Forges. Pierre CAHEN exerce la profession d’Ingénieur tandis que Jules BERNARD exerce la profession d’Industriel, tous deux étant Chevaliers de la Légion d’Honneur et décorés de la Croix de Guerre. Nous ne connaissons pas la date d’arrivée de Pierre CAHEN et de son épouse en presqu’île mais il est probable que Pierre CAHEN rejoint son collègue Jules BERNARD.

Actes d’Etat Civil de Pierre CAHEN et de Jeanne FAUCHARD (naissance, mariage) [Archives Départementales et Archives de la Ville de Paris]

Pierre CAHEN qui est étudiant au moment de son incorporation à l’ Ecole Centrale des Arts et Manufactures (Paris, 3ème arrondissement) sera engagé volontaire (sans autre précision).

Registre Matricule Pierre CAHEN [AD54, 1R1408]
Registre Matricule Pierre CAHEN [AD54, 1R1408]

Entre le 27 septembre et le 20 octobre 1940, Pierre CAHEN se fait recenser en tant que Juif auprès de la sous-préfecture de Saint-Nazaire (ou mairie de La Baule) sous le numéro 25. Il occupe alors la profession de Directeur du Groupement Industriel d’Armement et réside à La Baule, avenue du Limousin.

Liste dactylographiée du recensement [ADLA 1694W25]
Liste dactylographiée du recensement [ADLA 1694W25]

Nous n’avons que peu d’informations les concernant et ils n’ont à priori pas été déportés.

GRAND Maria, Maurice ; TONDOWSKI Josette (NR)

Maria GRAND est réfugiée à La Baule avec ses deux enfants (date et lieu inconnus).

Maria GRAND née CHRAËBER est née à Paris dans le 4ème arrondissement. [Père : Ménassé CHRAËBER, marchand et Mère : Rosalie GRJEBECK, modiste]. Elle s’est mariée une première fois avec Abraham TONDOWSKI le 10 septembre 1925 mais divorce 4 ans plus tard le 11 juillet 1929. De cette union va naître une petite fille Josette TONDOWSKI née le 06 juin 1927 (Paris, 4ème arrondissement).

Elle se remarie 4 ans plus tard le 13 juillet 1933 (Paris, 4ème arrondissement) avec Marcel GRAND né le 11 avril 1908 (Paris, 16ème arrondissement) [Père : Jean Cyrille GRAND, facteur des Postes et Mère : Charlotte Zulma DOLINCOURT, blanchisseuse]. Le couple habite alors rue Saint-Paul, Marcel exerçant la profession de coiffeur et Maria celle de vendeuse. Le couple va avoir un enfant : Maurice né le 25 mai 1935 (Paris, 4ème arrondissement).

Maria, Josette et Maurice se réfugient à La Baule et ne sont pas recensés dans l’arrondissement de Saint-Nazaire à l’automne 1940. Le 08 juillet 1942, la Préfecture de Police de Paris, Direction des étrangers et des affaires juives, 3ème bureau, envoie un courrier à la Préfecture de Loire-Inférieure. Marcel resté à Paris va se présenter le 04 juin 1942 au commissariat de son arrondissement pour récupérer les étoiles jaunes pour lui et pour toute la famille, les deux enfants ayant plus de six ans et déclarent qu’à ce moment-là le reste de la famille habite La Baule. L’information est transmise un mois après aux autorités préfectorales et ce juste avant les grandes rafles de la mi-juillet 1942 pour je cite « A toutes fins utiles » CQFD

Contrôle statut des Juifs [ADLA 1694W21]
Contrôle statut des Juifs [ADLA 1694W21]

Nous ignorons ce qui s’est passé entre 1942 et la fin de la guerre. Marcel décède en 1967, son épouse Maria en 1996 et les deux enfants n’ont pas été déportés.

LEVI Victoria (NR)

Victoria LEVI 1939 [ADLA 4M946]
Victoria LEVI 1939 [ADLA 4M946]

Victoria LEVI née COHEN née en 1878 à Constantinople de nationalité italienne est réfugiée à La Baule depuis l’automne 1939 jusqu’au 29 août 1940 où elle rejoint son domicile parisien au 92 ter Boulevard Pereire dans le 17ème arrondissement à Paris.

A La Baule, elle habite successivement Villa Florida avenue des Sports puis Villa Ker André allée des Grèbes. Elle n’a à notre connaissance pas été déportée.

Dossier d’étranger de Victoria LEVI [ADLA 4M946]

ROUKINE Ilya, [Moïse, Fanny, Eve] (NR)

Ilya ROUKINE 1936 [ADLA 4M946]
Ilya ROUKINE 1936 [ADLA 4M946]

Ilya (ou Elia) ROUKINE est réfugié à La Baule (peut-être avec sa famille) entre septembre 1939 et 1940.

Ilya ROUKINE est né le 29 juillet 1917 à Kiev [Père : Moïse ROUKINE né le 20 octobre 1890 à Tchernigov (Ukraine) et Mère : Fanny MARCUS née également à Tchernigov en 1894. Il a a une soeur : Eve née en 1916.

Il effectue une demande de renouvellement de carte d’identité tout début décembre 1939 et réside alors Villa Fleur des Sables avenue Marguerite à La Baule. Il quitte la presqu’île avant le recensement de 1940 et rejoint Paris au 66, rue Lafayette (9ème arrondissement) avant d’avoir récupérer sa nouvelle carte d’identité de juillet 1940. La famille n’a pas été déportée.

Recensement 1936 [Archives de Paris, 2M8/578]
Recensement 1936 [Archives de Paris, 2M8/578]

Dossier d’étranger d’Elia ROUKINE [ADLA 4M946]

TIANO Samuel, Loutcha (NR)

Loutcha TIANO 1933 [ADLA 4M946]
Loutcha TIANO 1933 [ADLA 4M946]

Samuel et Loutcha TIANO sont réfugiés à La Baule entre 1939 et 1940.

Loutcha TIANO née SALMONA est née en 1871 à Salonique et est mariée avec Samuel TIANO né en 1872 dans la même ville. Ils sont arrivés de Paris du 13 rue Molitor dans le 16ème arrondissement où ils résident habituellement à La Baule où ils logent Villa « Les Chênes » avenue de l’Hallali le 05 septembre 1939. Ils n’ont pas été déportés.

Dossier d’étranger de Loutcha TIANO [ADLA 4M946]

MOUCHABAC Abraham, Eugénie (NR)

Abraham et Eugénie MOUCHABAC sont réfugiés à La Baule entre 1939 et 1940.

Abraham MOUCHABAC est né à Constantinople le 01 août 1879 et est marié avec Eugénie MOUCHABAC née SIVA née en 1881 à Constantinople également. [Père : Sabetaï SIVA et Mère : Hause LEVY]. Ils résident à Paris au 37, boulevard de Magenta dans le 10ème arrondissement. Le couple a 4 enfants en 1936 présents au domicile tous nés en Turquie : Sabetaï né en 1903, Nissim né en 1908, Joseph né en 1911 et Henriette née en 1913.

Recensement MOUCHABAC 1936 Porte Saint- Martin [Archives de Paris, D2M8/587]

Ils arrivent à La Baule le 12 septembre 1939 et logent Villa Crépuscule, allée des Aulnes. Eugénie et Abraham quittent La Baule le 28 février 1940 pour Paris puis reviennent à La Baule (date inconnue). Ils sont au moins présents le 25 mai 1940 puisqu’ils font proroger leur carte d’identité avec tampon du Commissariat de Police de La Baule . Eugénie récupère la sienne le 05 août 1940 (pas de date pour Abraham). Abraham quitte La Baule le 25 septembre 1940 pour Paris (vraisemblablement avec son épouse). C’est à cette période que le tampon juif a été apposé sur son récépissé (et sa nouvelle carte d’identité). Aucun membre de la famille n’a à priori été déporté.

Dossier d’étranger d’Abraham MOUCHABAC [ADLA 4M938]

Dossier d’étranger d’Eugénie MOUCHABAC [ADLA 4M939]

MITZ Sabetaï, Amada, Haïm (NR)

Amada MITZ 1939 [ADLA 4M946]
Amada MITZ 1939 [ADLA 4M946]

Amada et Sabetaï MITZ sont réfugiés à La Baule entre 1939 et 1940.

Amada MITZ (née PINHAS) est née en 1891 à Constantinople [Père : Abraham PINHAS et mère : Doudou MIDRANI] et est mariée avec Sabetaï MITZ né aux alentours des années 1880 à Andrinople. Le couple est réfugié depuis au moins novembre 1939 à la Baule Villa Christiane avenue Saint-Georges jusqu’au 19 février 1940, date à laquelle il rejoint Paris au 3, rue Ernest Gouin dans le 17ème arrondissement. Le couple a au moins un enfant, Haïm, né en 1925 à Constantinople. La famille n’a pas été déportée.

Dossier d’étranger d’Amada MITZ [ADLA 4M946]

MIRANDA Léa (NR)

Léa MIRANDA 1932 [ADLA 4M946]

Léa MIRANDA (née BENUSUGLIO) est née en 1867 à Salonique [Père : Samuel BENUSIGLIO né à Salonique et Mère : Dora ROUSSO née à Salonique] et est mariée avec Jacob MIRANDA. Veuve, âgée de 72 ans, elle arrive d’abord dans le Maine-et-Loire à Mauves sur Loire le 05 septembre 1939 puis à La Baule où elle réside Villa Castellina pension de famille, boulevard Hennecart. Elle n’a pas été déportée.

Dossier d’étranger de Léa MIRANDA [ADLA 4M946]