STERN Anna, Paul [81]

Anna STERN née TAPPER est veuve avec un enfant. Elle est née le 25 février 1905 à Pacieczna (Pologne) et est française par naturalisation. Elle est mère de Paul né le 29 janvier 1935 à Nancy (Meurthe-et-Moselle). [Père : Samuel STERN né le 27 avril 1901 à Stanislawa (Pologne]. Samuel STERN n’est pas présent lors de l’arrivée de son épouse et de son fils en presquîle.

Acte de naissance de Paul STERN [Archives Municipales Etat Civil Ville de Nancy]
Acte de naissance de Paul STERN [Archives Municipales Etat Civil Ville de Nancy]

Sans doute évacuée des régions d’Alsace et de Lorraine dès l’entrée en guerre en septembre 1939 qui évacuent leurs populations civiles vers l’intérieur du pays, elle se fait recenser auprès de la sous-préfecture de Saint-Nazaire (ou commissariat de la Baule) sous le numéro 81. Elle habite alors Villa Osiris à la Baule.

Extrait liste dactylographiée du recensement 08 novembre 1940 [ADLA 1694W25]
Extrait liste dactylographiée du recensement 08 novembre 1940 [ADLA 1694W25]

Ne pouvant plus exercer son métier de couturière et démunie de toute ressource, elle va toucher l’indemnité pour réfugiés pour elle et pour Paul auprès de la mairie de la Baule.

Elle est arrêtée entre le 15 et le 17 juillet 1942 puis dirigée sur Saint-Nazaire, Nantes puis Angers au Grand Séminaire.

Liste d’arrestations 1944 et Contrôle de déplacement des Israélites juillet 1942 [ADLA 1694W25]

Elle est déportée par le convoi numéro 8 d’Angers à Auschwitz le 20 juillet 1942 et sera exterminée à Auschwitz à l’âge de 37 ans.

Liste convoi 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Liste convoi 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Son fils Paul ne fait partie du convoi 8 et puisque non-déportable en tant qu’enfant en juillet 1942, est dirigé sur le Camp de la Lande à Monts près de Tours. Alors que ceux qui sont rayés du convoi 8 parce que ne remplissant pas les conditions de déportation (enfants de moins de 16 ans et personnes de plus de 55 ans) sont dirigés immédiatement vers le camp de la Lande, c’est à dire le 20 juillet 1942, Paul STERN arrive seul le 28 juillet 1942.

Liste entrées/sorties Camp de la Lande [Archives Départementales de l'Indre-et-Loire, 120W18]
Liste entrées/sorties Camp de la Lande [Archives Départementales de l’Indre-et-Loire, 120W18]

Il est dirigé du camp de la Lande vers le camp de Drancy.

Fiche d'internement Camp de Pithiviers [Archives Nationales F9]
Fiche d’internement Camp de Drancy [Archives Nationales F9]

Il sera déporté le 23 septembre 1942 de Drancy à Auschwitz par le convoi numéro 36. Paul a été exterminé à Auschwitz, il avait 7 ans.

Liste convoi 36 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Liste convoi 36 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

ROSENTHAL Marthe, Gilbert, Sylvie [144]

Sylvie ROSENTHAL [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Sylvie ROSENTHAL [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Marthe ROSENTHAL née LEISCHENER est née le 14 novembre 1901 à Paris (6ème arrondissement) [Père : LEISCHENER Joseph, ferblantier et FELDMANN Dora, couturière]. Elle se marie avec David ROSENTHAL, employé de commerce, roumain d’origine, le 26 août 1924 à Paris (15ème arrondissement) De cette union vont naître deux enfants : Gilbert né le 25 septembre 1927 à Paris (14ème arrondissement) et Sylvie née le 08 juin 1930 à Paris (13ème arrondissement). Le couple divorce en 1938.

Actes d’état civil Mairie de Paris [V4E_08587 et 15 M312, en ligne]

La date d’arrivée sur la presqu’île nous est inconnue et Marthe ROSENTHAL se fait recenser entre le 27 septembre et le 20 octobre 1940 à la mairie de Pornic sous le numéro 144. Elle habite alors Rue des Sables villa Ker Phi-Phi rue de la Terrasse à Pornic. Sa mère, Dora FELDMANN âgée de 68 ans, est également présente ainsi que son frère Lucien.

Extrait liste recensement 08 novembre 1940 [ADLA 1694W25]
Extrait liste recensement 08 novembre 1940 [ADLA 1694W25]

Villa Ker Phi-Phi, rue des Sables, Pornic © collection perticulière

Marthe ROSENTHAL est également recensée sur le registre manuscrit et dactylographié de l’arrondissement de Nantes.

Déclaration des entreprises juives novembre 1940 [ADLA 1694W21]

Suite au recensement, marchande foraine en tissus, ne pouvant plus exercer son commerce sur les marchés, Marthe ROSENTHAL se trouve dans une situation catastrophique qu’elle expose au Préfet de Loire-Inférieure, demandant à se faire radier de la liste de recensement.

Courrier de Marthe ROSENTHAL au Préfet de Loire-Inférieure, sans date [ADLA 1694W21]
Courrier de Marthe ROSENTHAL au Préfet de Loire-Inférieure, sans date [ADLA 1694W21]

En novembre 1941, Marthe ROSENTHAL réécrit au Préfet de Loire-Inférieure exposant sa situation. Suite au deuxième recensement des Juifs de juin 1941, et toujours dans l’espoir de se faire rayer des listes de recensement, elle a fait baptiser ses enfants en août 1941 ainsi qu’elle même.

Lettre de marthe ROSENTHAL au Préfet de Loire-Inférieure 18 novembre 1941 [ADLA 1694 W 21]
Lettre de Marthe ROSENTHAL au sous-préfet de Loire-Inférieure 18 novembre 1941 [ADLA 1694 W 21]

Certificats de baptème [ADLA 1694W21]

Bureau de bienfaisance Abbé Corbineau [Archives Municipales de Pornic, D2]
Bureau de bienfaisance Abbé Corbineau [Archives Municipales de Pornic, D2]

La réponse de la sous-préfecture de Saint-Nazaire d’une froideur absolue ne permet bien évidemment pas à Marthe ROSENTHAL d’obtenir ce qu’elle souhaite.

Lettre sous-préfecture/préfecture 18 décembre 1941 [ADLA 1694W21]
Lettre Sous-Préfecture/Préfecture 18 décembre 1941 [ADLA 1694W21]

Marthe ROSENTHAL récupère pour elle et ses deux enfants ses cartes d’alimentation auprès de la mairie de Pornic.

Marthe et ses deux enfants sont arrêtés entre le 15 et le 17 juillet 1942, transférés sur Nantes puis sur Angers.

La plus jeune, Sylvie, non déportable à ce moment-là en raison de son âge, est rayée de la liste du convoi numéro 8 et est transférée sans sa mère ni son frère au Camp de la Lande à Monts près de Tours. Transférée fin août 1942 à Drancy, elle est déportée par le convoi numéro 36 le 23 septembre 1942 de Drancy vers Auschwitz. Elle a été gazée à l’arrivée du convoi. Elle avait 12 ans.

Registre chronologique entrées/sorties Camp de la Lande [ADIL 120W18]
Registre chronologique entrées/sorties Camp de la Lande [ADIL 120W18]

Fille de Monsieur Rosenthal, propriétaire d’un magasin de fournitures pour tailleurs, contigu de celui de Monsieur Osvald. Ce dernier a demandé à l’adopter auprès du Commissariat Général aux Questions Juives, après le départ de son père aux Armées. Elle avait trouvé refuge à Pornic avec sa mère et son frère, avant d’être internée à l’âge de 12 ans au camp de la Lande à Monts (Indre et Loire). Source :
Notice biographique, Mémorial de la Shoah

Marthe et son fils ainé, Gilbert sont déportés par le convoi numéro 8 d’Angers vers Auschwitz le 20 juillet 1942. Marthe avait 40 ans et Gilbert 14 ans. Son frère Lucien, âgé de 33 ans, a été déporté par le convoi n° 01 au départ de Compiègne ou Drancy vers Auschwitz le 27 mars 1942 et est décédé un mois après son arrivée le 14 avril 1942. Dora FELDMANN, la mère de Marthe et Lucien, présente à Pornic en même temps que sa fille, à priori n’a pas été déportée.

Liste convoi 8 et convoi 36 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

ANDJEL Louise, Jean (NR)

Louise ANDJEL [ADLA 4M945]
Louise ANDJEL 1939 [ADLA 4M945]

Louise Rebecca (prénom usuel Louise) ANDJEL dite ANGELO née LEVY est née le 25 octobre 1899 à Bombay. Elle est de nationalité ex-autrichienne. Elle est veuve de Raphaël ANDJEL décédé à Paris, 92 ter Boulevard Pereire dans le 17ème arrondissement le 22 septembre 1939 [né le 15 septembre 1900 à Constantinople].

Acte de décès de Raphaël ANDJEL [Archives de Paris, 17D 261]
Acte de décès de Raphaël ANDJEL [Archives de Paris, 17D 261]

Elle effectue une demande de renouvellement de carte d’identité et un récepissé lui est remis le 27 novembre 1939. Elle réside dans un premier temps Villa La Florida avenue des Sports puis Villa Ker André allée des Grèbes à La Baule.

Elle effectue un déplacement à Paris le 08 janvier 1940 et rentre à la Baule Villa Florida le 16 janvier 1940 puis quitte définitivement La Baule le 29 août 1940 pour Paris, 92 ter boulevard Pereire dans le 17ème arrondissement.

Louise ANDJEL est internée à Drancy et déportée par le convoi numéro 36 de Drancy vers Auschwitz le 23 septembre 1942. Son fils Jean Paul Isaac (prénom usuel Jean) né le 23 novembre 1928 à Paris (8ème arrondissement) est déporté par le même convoi.

Feuille convoi [CDJC, mémorial de la Shoah, en ligne]
Feuille convoi [CDJC, mémorial de la Shoah, en ligne]

Dossier d’étranger de Louise ANDJEL [ADLA 4M945]

SCHATZ Ludmilla, Nadine, [Rosalia] [118]

Eléments biographiques

Ludmilla Bluma SCHATZ (ou Loudmilla) est née le 10 novembre 1896 à Toultchine ou Toultchyn (Ukraine). [Père : SCHATZ Aaron né en 1865 et Mère : SCHATZ Rosalia née WOURGAFT né le 20 mai 1875 à Toultchine (Ukraine)].

Ludmilla faisait partie d’une famille de quatre enfants nés de parents juifs dans une petite ville industrielle en Ukraine du Sud-Ouest quand la zone faisait partie de la Russie tsariste. Ludmilla a grandi à Odessa, mais elle et sa mère ont quitté la région en 1919, époque pendant laquelle le père de Ludmilla a été tué pendant la guerre civile russe. Ludmilla et sa mère ont tout d’abord émigré en Roumanie.  Ludmilla arrive en France en janvier 1923 pour y exercer la profession de pianiste avec un visa sans limitation de durée. Son premier mari s’appelle Maurice MICZNIK dont elle divorce puis rencontre Jakiel NAJMAN un écrivain d’origine polonaise avec qui elle divorcera également. Ils s’étaient installés près de Paris, à Bagneux. Le couple donne naissance à une fille, Nadine née le 10 septembre 1930 à Boulogne-Billancourt (Seine-et-Oise).

Acte naissance de Nadine NAJMAN [Archives d'Etat civil, mairie de Boulogne-Billancourt]
Acte naissance de Nadine NAJMAN [Archives d’Etat civil, mairie de Boulogne-Billancourt]

Le 29 décembre 1936, Jakiel NAJMAN demande la nationalité française pour Nadine devant un juge de paix.

ADML 120W63
ADML 120W63

Sa famille est déjà présente en France : sa soeur Cécile DRODOVSKY (naturalisée française) et qui exerce la profession d’ingénieur-chimiste et son frère Boris SCHATZ qui exerce la profession de chef-comptable et traducteur de langues étrangères.

Ludmilla qui est de nationalité roumaine maîtrise parfaitement la langue française et possède un diplôme équivalent au baccalauréat.

En 1933-1935, Ludmilla tient une pension de famille « La Lisière » à Boyardville, île d’Oléron.

Venant du 18, rue Brochant dans le 17ème arrondissement à Paris elle effectue un déplacement à Saint-Georges-de-Divonne (commune la plus près de l’île d’Oleron desservie par le train) le 01 juillet 1935 et rentre à Paris à la fin de la saison le 04 octobre 1935 à la même adresse.

Boulevard de la Caserne, emplacement de la pension « la Lisière » [Actuellement, 168, avenue de la plage à Boyardville]

Témoignage de Fred JZQL : La pension été la maison de mes arrières grands-parents Elie CHAUVEL. A l’origine c’était la ferme de Boyardville. Après la guerre, mes grands-parents qui vivaient dans la ferme familiale, louaient l’été la maison aux estivants qui s’appelait toujours « La Lisière ».
Ma grand-mère se souvenait des touristes russes et elle parlait quelques mots de russe.
En 1991, nous avons détruit la maison avec regret pour en construire une neuve…
La propriété est toujours dans la famille, cela depuis 1860 environ.

Dans la cour intérieure, il y a un tilleul de plus de 100 ans que Loudmilla a cotoyé.
Il y avait 4 bâtiments soit 8 chambres, 4 cuisines, les WC extérieurs. La propriété se trouve au 168 avenue de la plage maintenant.

Puis le 1er juillet 1936, Ludmilla tient une pension de famille à Saint-Marc Ker Yannick pension créée en 1920 mais qui avait fait faillite en 1935. La pension est la propriété de Monsieur Arsène VIAUD, 35, rue de la Trinité à Saint-Nazaire.

registre du commerce du Tribunal de Commerce de Saint-Nazaire [ADLA 22U152]
registre du commerce du Tribunal de Commerce de Saint-Nazaire [ADLA 22U152]

Elle effectue de nombreux déplacements de Paris vers Saint-Nazaire/Saint-Marc : entre le 25 juin 1938 venant de Paris vers Saint-Nazaire et le 07 octobre 1938 retour vers Paris et à la mi-avril 1939.

La pension de famille reçoit une clientèle pendant la saison balnéaire presque exclusivement étrangère (russes, tchécoslovaques, roumains et anglais)

Elle obtient sa carte de commerçant étranger le 25 février 1940 après dépôt de dossier, approbation de la sous-préfecture de Saint-Nazaire et de la chambre de commerce de Nantes qui eu égard à sa présence en France lui accorde de « façon exceptionnelle » l’autorisation d’exploiter la pension de famille.

Persécutions :

Les allemands occupent Saint-Marc-sur-Mer en juin 1940. Elle se déclare sur les listes de recensement au 08 novembre 1940 sous le numéro 118 entre le 27 septembre et le 20 octobre 1940.

Extrait liste dactylographiée recensement Juifs 08 novembre 1940 [ADLA 1694W25]

Conformément à la 2ème ordonnance allemande du 18 octobre 1940, Ludmilla SCHATZ déclare son commerce auprès des services de la sous-préfecture les 31 octobre et 09 novembre 1940.

Les mesures d’aryanisation commencées en décembre 1940 vont s’intensifier au cours du premier semestre 1941. Les autorités allemandes , lors de la pose des scellés sur les magasins israélites de l’arrondissement de Saint-Nazaire avaient autorisé exceptionnellement le maintien en activité des hôtels, pensions de famille et magasins d’alimentation. Néanmoins, de nombreux contrôles sont effectués pour vérifier le « désenjuivement » des commerces.

Courrier du capitaine PERSUY au Préfet de Loire-Inférieure du 13 juin 1941 [ADLA 1694W26]

L’ordonnance du 26 avril 1941 du Chef militaire des autorités allemandes en France prescrivant la fermeture des industries hôtelières, Ludmilla SCHATZ écrit à la Kreiskommandantur de Saint-Nazaire via la sous-préfecture pour obtenir un délai de trois semaines afin de liquider son commerce, trouver un logement et un emploi, ce qui lui est accordé.

De fréquents contrôles tant du côté allemand que français ont lieu pour vérifier que les Juifs ont effectivement cessé toute activité. C’est le cas en juillet 1941 où des renseignements sont demandés par les autorités allemandes au sujet de l’ouverture du commerce. Les autorités françaises répondent favorablement à la demande allemande pour je cite « Monsieur DAUCE, agent de police à Saint-Marc, peut certifier que Ludmilla SCHATZ a exercé le métier de logeuse après le 20 mai 1941« .

Correspondance avec la Kommandantur (Nantes) [ADLA 1694W26]

La pension « Ker Yannick » cesse définitivement son activité le 17 juin 1941 et Arsène VIAUD, le propriétaire vend le fonds à madame PRAT. Ludmilla SCHATZ est rayée du registre du commerce et du rôle de la patente. Ludmilla SCHATZ réside alors Villa Perce-Mousse sur le boulevard de ceinture à Saint-Marc.

Lettre de Ludmilla SCHATZ à la sous-préfecture de Saint-Nazaire 09 juillet 1941 [Dossier d’aryanisation de Ludmilla SCHATZ, AN AJ/38/4598 dossier n°2527]

Lettre du Service de Contrôle des Administrateurs Provisoires à la Préfecture de Nantes du 13 décembre 1941 [AN AJ/38/4598 dossier n°2527]
Lettre du Service de Contrôle des Administrateurs Provisoires à la Préfecture de Nantes du 13 décembre 1941 [AN AJ/38/4598 dossier n°2527]

Ludmilla va se déplacer avec sa famille vers la ville des Ponts-de-Cé dans le Maine-et-Loire. Puis habite à Angers, 16, rue Dacier le 03 décembre 1941. Pour subvenir à ses besoins, à celle de sa fille et sa mère, Ludmilla donne des leçons de piano à son domicile.

Elle est arrêtée avec sa fille et sa mère Rosalia WOURGAFT.

Ludmilla a été livrée ensuite aux autorités allemandes à Angers. Ils l’ont informée qu’elle serait envoyée pour « marcher à l’Est ».

Liste convoi numéro 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Liste convoi numéro 8 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Le 20 juillet 1942, Ludmilla a été déportée à Auschwitz par le convoi numéro 8 d’Angers, où elle a par la suite péri. Elle avait 45 ans.

Sa fille Nadine, 12 ans, est dans un premier temps pris en charge par son institutrice et directrice de l’école communale, Mme BODY qui habite au 7bis, rue Dacier dans l’école où Nadine est scolarisée et qui connaissait donc très bien toute la famille puisque voisine.

Recherches dans l’intérêt des famille [ADML 303W295]

Nadine est ensuite emmenée aux Ponts-de-Cé dans la propriété de Mme FAJGENBAUM où les enfants non arrêtés en juillet 1942 ont été rassemblés. Nadine SCHATZ étant âgée de 12 ans et n’étant pas déportable en juillet 1942, elle est dirigée vers le Camp de La Lande à Monts près de Tours avec sa grand-mère puis fin août 1942, elles sont dirigées toutes les deux vers Drancy puis seule, Nadine est dirigée vers Pithiviers.

Elle est déportée seule, sans sa grand-mère par le convoi numéro 36 du 23 septembre 1942 de Pithiviers à Auschwitz.

Fichier Drancy [AN, Pierrefitte-sur-Seine]
Fichier Drancy [AN, Pierrefitte-sur-Seine]
Liste convoi numéro 35 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Liste convoi numéro 35 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Rosalia WOURGAFT, la grand-mère de Nadine et mère de Ludmilla est déportée par le convoi 38 du 28 septembre 1942 de Drancy à Auschwitz.

Fichier Drancy [AN, Pierrefitte-sur-Seine]
Fichier Drancy [AN, Pierrefitte-sur-Seine]
Liste convoi n°36 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]
Liste convoi n°36 [CDJC, Mémorial de la Shoah, en ligne]

Jenny GRAIFER et Anna VOITINSKY témoigneront sur le site de Yad Vashem en mémoire de Ludmilla, Nadine et Rosalia SCHATZ en 2004 et en juillet 2008.

Boris SCHATZ, le frère de Ludmilla, en 1958 tentera de connaître les circonstances exactes de la déportation de sa soeur et de sa nièce.

Recherches dans l’intérêt des familles [ADML 303W295]

Dossier d’étranger de Ludmilla SCHATZ [ADLA 4M896]

Demande de carte de commerçant étranger [ADLA 4M896]

Dossier d’étranger de Ludmilla SCHATZ [ADML 120W63]

Correspondance avec la Kommandantur (Nantes) [ADLA 1694W26]